Un défi ou un écrit ~ Parlons Fantasmes

Ce mois-ci dans le cadre du projet d’Agoaye, la trame principale est « Dévoiler la sincérité ».

J’ai d’abord décidé de me lancer dans le défi de la semaine mais j’ai eu très rapidement l’impression de me répéter un peu par rapport à mes billets précédents. Ayant entrepris un travail d’introspection il y a déjà plusieurs mois, la bienveillance envers moi n’est plus quelque chose qui me pose particulièrement de problèmes en ce moment. Mais puisque j’avais entamé le premier point du défi, je souhaitais tout de même partager avec vous la plus jolie participation que l’on m’a envoyée:

« Tu es belle… malgré tout ce que tu peux te détester…

Tu es intelligente et perspicace, malgré toutes tes retenues et tes doutes non justifiés.

Tu es généreuse et ultra-empathique, malgré tes mystères…

Tu es une âme ancienne, blessée, humiliée, maltraitée, perdue…

Mais c’est ce qui te rend forte, loyale, courageuse… louve!

Tu es un modèle de ténacité, de véracité et de franchise.

Tes mots sont incisifs et justes et tu les manies tel un glaive.

Pour moi tu es plus qu’une amie, plus qu’une sœur.

Je ne remercierai jamais assez le ciel et les personnes qui m’ont mise sur ta route.

Je t’aime aussi fort qu’il m’est possible d’aimer. »

Je tiens également à remercier toutes les personnes qui m’ont fait parvenir des petits mots. J’ai été profondément touchée et ça me conforte dans ma façon d’être. Je les ai tous relevés et notés dans un dossier. Si un jour j’ai le moral au plus bas et que ma confiance est ébranlée, je sais que je pourrais me réconforter en vous lisant. 


 

Fin de la petite parenthèse, je reviens donc vers mon écrit de la semaine dont le thème est: Parlons fantasmes!

 

Lorsque j’étais enfant, j’ai eu plusieurs fantasmes de carrière. Je me rappelle avoir rêvé de devenir pilote de chasse, comédienne, chanteuse, styliste ou dessinatrice.

Chacune de ses passions je l’ai vécu aussi intensément que possible.

Je n’ai jamais raté un seul meeting aérien. Je me rappelle même avoir pris des renseignements pour faire mon service militaire lorsque j’approchais de la majorité. Evidemment, je n’aurais jamais pu être pilote de chasse car je ne remplissais aucun critère pour le devenir.

J’ai commencé le théâtre lorsque j’avais 8 ans. C’est devenu très rapidement une passion. Interpréter des rôles, être dans la peau de quelqu’un d’autre était probablement un des meilleurs échappatoires à ma propre existence. J’en ai fait pendant 9 ans, jusqu’à la fin de ma scolarité obligatoire. J’avais du talent d’après mes professeurs…J’ai même été retenue pour un rôle dans un téléfilm Suisse qui n’a finalement jamais été tourné.

Devenir chanteuse, je pense que c’était mon fantasme ultime! Ce n’était pas qu’un rêve de gosse… Je rêvais de faire le conservatoire, j’ai appris 3 instruments de musique, j’ai écrit, composé des mélodies. Je suis même montée sur scène quelques fois.

Devenir styliste allait avec mon rêve d’être dessinatrice. Je voulais faire les beaux-arts, ou n’importe quelle autre école d’art. Je transformais mes vêtements en pièce unique à l’aide de mes ciseaux et de mon fil à coudre.  Mes grands-parents m’ont énormément soutenue dans cette envie, mais ils sont partis trop tôt.

Chacun de ces rêves a été brisés… mes envies n’étaient pas à la hauteur de ce que mes parents avaient prévu pour moi. Leur ombre malsaine planait au-dessus de ma tête et même lorsque j’ai eu le cran d’arrêter les études qu’ils m’avaient imposées et que j’ai commencé mon école d’art dont j’avais tant rêvé, il était déjà trop tard… Quelque chose s’était brisé en moi, quelque chose que je n’ai pas su réparer et qui a eu raison de mes ambitions.

Je me suis donc finalement retrouvée à 24 ans avec un curriculum vitae aussi varié que le menu d’un restaurant italien, mais sans aucun diplôme! J’ai voulu valider mon expérience professionnelle la plus longue en faisant des études correspondantes, mais même là, j’ai été vite découragée par le manque de possibilités. Au final, j’ai commencé une école professionnelle d’esthéticienne… Je ne dénigre pas ce métier, mais j’étais à des années lumières de tous mes rêves!

J’ai longtemps regretté mes choix, j’aurais peut-être dû écouter mes parents et poursuivre ces études qui ne me correspondaient pas pour un métier que j’aurais probablement détesté faire…

Mais voilà que quelques années plus tard face à ma moi-même, sur le chemin de la bienveillance et dans mon introspection qu’un souvenir de mon enfance m’est revenu.

Je me suis vu insouciante avec ma coupe au carré, mon appareil dentaire, ma mèche orange et un style vestimentaire qui laisse à désirer. Souriante, au milieu de la forêt, en pleine démonstration de mes talents face à la caméra de mon père. Après une petite chanson et une démonstration de danse, c’est mon côté actrice qui prit le dessus pour une interview improvisée. C’est à ce moment là que « Charlie » mon interlocuteur imaginaire me posa cette question: « Est-ce que c’était votre rêve que de devenir une star internationale? »

Et là, je lui ai répondu le plus sincèrement du monde: « Non Charlie, mon plus grand rêve c’est de devenir un jour maman, et d’être femme au foyer pour m’occuper de ma famille! »

Ces mots ont raisonné dans ma tête comme une évidence, et je ne vous cacherai pas que j’ai pleuré en me les rappelant. J’ai réalisé que depuis que je suis toute petite, mon plus grande rêve était de devenir maman, tout simplement. Pas pilote de chasse, comédienne, chanteuse, styliste ou dessinatrice… Je voulais simplement être ce pourquoi j’ai toujours été faite et je suis devenue exactement ce que je souhaitais sans m’en rendre compte. Comme quoi lorsque l’on est destinée à quelque chose, on finit toujours par se retrouver exactement où l’on doit être un jour ou l’autre.

Evidemment, j’ai bien conscience qu’un jour mes enfants iront à l’école et qu’à ce moment-là il me faudra être plus que simplement une maman qui s’occupe de sa famille. C’est pour cela que je vais reprendre une formation qui correspond beaucoup plus à ce que je suis devenue, mais qui me permettra également d’être disponible pour mes enfants et mon mari. Comme cela, je pourrais continuer à vivre mon rêve tout en faisant quelque chose que j’aime et qui me valorise.

Je conclus cet écrit avec une petite citation de circonstance, adressée à vous tous qui me lisez…

0267

 

 

7 réflexions sur “Un défi ou un écrit ~ Parlons Fantasmes

  1. ce « petit » mot est très positif et encourageant sur la personne que tu es.
    pour les fantasmes de nos vies, je pense qu’un jour on est en accord avec ce que l’on est intérieurement et tu te rends compte que tu es à ta place. c’est un sentiment assez réconfortant.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s