Devenir mère

Aussi loin que je me rappelle j’ai toujours voulu devenir mère…
Mon père avait la passion de la caméra, il passait des heures à filmer la nature, et parfois moi, lorsque je l’accompagnais.

Je me rappelle d’un film qu’il a fait dans la forêt, je devais avoir 13 ans, je m’en rappelle parce que j’avais un appareil dentaire et une horrible mèche orange. 🤣
Il me demandait ce que je souhaitais devenir plus tard et je lui répondais que plus tard je voulais avoir une famille, des enfants, et être maman au foyer.

J’avais 3 ans quand mes parents se sont séparés. Nos promenades en forêt étaient les rares instants de complicité partagés avec mon père.

Je voulais être une mère, en tant qu’enfant de l’adoption j’avais ce besoin viscéral de fabriquer un petit être qui serait du même sang que moi. Je voulais être à la maison, le regarder grandir.

Ma mère travaillait tous les jours, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai mangé toute seule à midi. J’étais beaucoup trop petite pour ressentir autant de solitude.

J’aimais tellement les enfants, que j’ai commencé à faire du babysitting, j’ai fait jeune fille au pair en Suisse allemande 3 étés de suite. Plus tard je suis devenue assistante maternelle, un métier que j’ai pratiqué pendant 5 ans. Les 2 derniers petits garçons dont je me suis occupée étaient de tels petits démons que j’en ai eu envie de me couper les trompes avec une vieille tenaille rouillée. 😬 S’en était fini de cette envie d’enfant, et de toute manière je ne rencontrai aucun homme qui réveillait en moi cette envie de maternité.

Puis il est entré dans ma vie… Lui qui n’avait jamais eu de père. Il ne voulait même pas d’enfant ! Je lui ai dit que j’en voulais 2, même si j’en étais plus sûre, après tout je répétais cela depuis tellement longtemps que s’en était devenu une habitude. Au fur et à mesure que je le découvrais je ressentais tout au fond de moi que si je devais avoir des enfants, se serait avec lui et personne d’autre. Surprenant de ressentir une telle évidence alors que lui refusait de devenir père.

Il a fini par changer d’avis, me disant que s’il devait avoir des enfants un jour, ça ne pouvait être qu’avec moi. Ce n’est que 3 mois après notre mariage cependant qu’il a formulé concrètement son désir de faire un enfant, et 9 mois plus tard j’apprenais que j’étais enceinte de MiniLou.

Lorsque je suis devenue maman pour la première fois, tout a été une telle évidence. Je savais exactement ce que je devais faire, c’était le rôle de ma vie. J’étais tellement investie auprès de mon enfant que j’en ai oublié mon désir d’un deuxième pendant un temps. Quatre ans après je suis devenue maman pour la deuxième fois, l’aventure ne fut pas aussi paisible mais elle en valait la peine.

Cela fait 6 ans à présent que je suis devenue maman pour la première fois, et chaque jour je me dis que dans cette vidéo que j’ai faite avec mon père il y a 22 ans (chut, aucun commentaire sur mon âge) je ne pouvais pas être plus réaliste. Je sais que je me suis accomplie en devenant mère, je n’ai jamais souhaité quelque chose aussi fort de toute ma vie.

Parfois, j’ai douté surtout que je ne suis pas tombée enceinte en un claquement de doigts comme la plupart de mes connaissances. Il y a des fois où je manque de patience, où je suis fatiguée, où je prendrais bien un aller simple pour une île déserte. Mais quand je regarde ces deux petits êtres qui ont grandi en moi, qui me ressemblent, qui sont les seuls qui partagent le même sang que moi, je ressens tellement d’amour, tellement de fierté et un sentiment de plénitude total.

Devenir mère c’était ma vocation, pas juste être leur maman, mais être présente à chaque instant. Et je le savais déjà lorsque je n’avais que 14 ans.

Vivre ma vie de maman avec la maladie

La maladie de Verneuil est une affection chronique de la peau qui évolue par poussées. Elle se manifeste essentiellement par l’apparition d’abcès et de nodules accompagnés de douleurs dans les zones des glandes apocrines. Il s’agit d’une maladie chronique qui peut être très gênante, voire handicapante.

Au premier abord, je suis une maman comme les autres. J’amène ma fille aînée à pieds à l’école chaque jour. Je vais parfois faire des courses avant de rentrer à la maison, je fais mon ménage. Bref, rien de bien original… Néanmoins, parfois j’amène ma fille à l’école en boîtant, cela arrive approximativement 2-3 jours par mois. Il y a des jours où je ne prends pas la peine de mettre un pantalon, je reste en jogging et ça n’a rien à voir avec de la flemme. Il m’arrive aussi de ne pas sourire, d’avoir l’air crispée ou absente. Simplement, certains jours, j’ai mal parce que j’essaye de marcher avec un abcès de 2 cm de diamètre dans le pli de l’aîne. Une inflammation vive, avec une douleur lancinante qui ne s’arrête jamais, même pas la nuit. Parfois certaines crises sont plus violentes que d’autres. Mon quotidien se résume à survivre au milieu des bandages, des compresses stériles, de la betadine. Des gestes que je dois accomplir sur ma propre personne. Irriguer une plaie profonde avec une seringue, faire des pansements avec des compresses stériles et du scotch médical pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce que la plaie se referme sur une cicatrice que je vais garder toute ma vie. Je dois vivre avec la crainte qu’un jour tout ne se passe pas bien et que je doive subir une hospitalisation. J’ai 2 enfants et en dehors de mon mari et de sa maman, je n’ai personne sur qui je puisse me reposer.

Enfin ce n’est pas tout à fait exacte, parce que je ne me plains jamais, je n’accepte pas d’être diminuée, de ne pas pouvoir assumer mes responsabilités alors la plupart du temps je sers les dents, et je ne sollicite l’aide de personne.

Mon mari a longtemps ignoré ce que je vivais. Il savait que j’avais parfois des « boutons douloureux », mais il n’a jamais vraiment su ce que cela impliquait réellement, et même aujourd’hui que le sujet n’est plus tabou, je pense qu’il ne voit que la pointe visible de l’iceberg. C’est difficile de quantifier la douleur quand on y est pas confronté, de s’imaginer ce que ça fait de voir son corps changer irrémédiablement sans rien pouvoir faire. De s’imaginer ce que ça implique physiquement mais aussi psychologiquement.

Il y a des mois où je vais boîter et d’autres où porter, soulever des choses, aller chercher des ustensiles dans les placards de ma cuisine va me demander un effort considérable.

Les manifestations de la maladie apparaissent surtout, en ordre de fréquence décroissante, au niveau des aisselles, à l’aine, sur l’intérieur des cuisses, le périnée (soit entre l’anus et la zone génitale), les mamelons, les plis sous-mammaires, les fesses et la région autour du pubis.

Voici ce que l’on peut observer dans ces zones :

– On note la formation de nodules gonflés dans les zones concernées, qui peuvent se remplir de pus et ensuite s’ouvrir vers l’extérieur avec un écoulement du pus.

– Ces formations pouvant durer longtemps, on peut observer plusieurs cavités suppurant de manière chronique.

– A force de subir ces abcès, la peau des zones atteintes peut former des plaques dures, des cicatrices hypertrophiques (en relief).

Après ma deuxième grossesse, j’ai passé au deuxième stade de la maladie. Pendant les 2 premiers mois post partum, outre les difficultés rencontrées suite à l’arrivée de MiniLune (lire article « Je suis maman d’un BABI ») j’ai subi la plus grosse crise de Verneuil de toute ma vie. Je vis avec cette maladie depuis l’âge de 12 ans mais ce n’est que récemment, après cette fameuse crise que j’ai commencé à vraiment me questionner sur ce que j’avais. On m’a donné divers diagnostics qui se sont tous révélés erronés et c’est finalement toute seule que j’ai fini par comprendre que j’avais la maladie de Verneuil.

Jusque là, j’avais eu quelques nodules isolés au niveau des aisselles, mais lors de cette fameuse crise mes deux aisselles ont été atteintes en même temps et à plusieurs endroits différents. J’ai donc pu constater que chaque nodule était relié l’un à l’autre.

Le diagnostic n’est quasiment jamais fait à la phase initiale car les symptômes sont très discrets. La maladie commence par l’apparition d’un nodule ferme, souvent violacé, peu douloureux au niveau de la partie la plus profonde de la peau (l’hypoderme). Ce nodule peut disparaître spontanément ou persister, et évoluer vers la suppuration avec formation d’abcès pouvant se rompre pour laisser place à un ou plusieurs orifices suppurants ou cicatriser, avec de façon caractéristique des cicatrices prenant un aspect rétractile dit « en pattes de crabes ». A un stade plus tardif, les lésions se multiplient, des lésions jeunes cohabitant avec des lésions suppurantes plus évoluées et des cicatrices. Parfois l’extension de la suppuration est telle qu’il se forme de véritables galeries purulentes sous la peau.

Lorsque j’ai pu mettre un nom sur la maladie, j’ai d’abord cherché à me renseigner un maximum sur un possible traitement et à communiquer avec d’autres personnes malades. J’ai vite perdu tout espoir de guérison, la maladie de Verneuil étant incurable. Il existe bien des traitements à base d’antibiotiques, mais pour une personne comme moi qui prône le naturel, vivre sous médicament n’était tout bonnement pas envisageable. Je me suis renseignée ensuite sur la chirurgie, mais l’intervention est tellement lourde, et la convalescence tellement longue qu’avec mes deux filles, impossible d’envisager cette option pour le moment. Surtout que ça n’empêche pas une récidive dans une autre zone.

En définitive, le seul traitement efficace est chirurgical. Le simple drainage n’est pas efficace, la récidive dans le même territoire étant inéluctable. Le traitement est l’ablation complète des tissus malades. Ce traitement nécessite parfois un sacrifice cutané important, il est parfois effectué en plusieurs temps opératoires. Après cette exérèse la plaie est le plus souvent laissée ouverte, des soins locaux sont alors effectués pour assurer la cicatrisation qui peut prendre de 6 semaines à 4 mois selon l’étendue des lésions. Quelques opérateurs proposent de recouvrir cette plaie en utilisant des techniques de chirurgie plastique (greffe ou lambeau). La colostomie (« anus artificiel ») est en règle générale inutile. Ce traitement est efficace dans plus de 95 % des cas pour le territoire traité mais la récidive dans une autre région est toujours possible.

La maladie de Verneuil n’est pas d’origine infectieuse, c’est d’ailleurs pour cela que les antibiotiques ne suffisent pas à la guérir. L’infection des lésions est possible mais elle n’est que secondaire. Elle n’est jamais contagieuse.

Que ce soit les antibiotiques ou le traitement hormonal, ces traitements n’on qu’un effet très modeste suspensif et encore seulement sur les formes mineures de la maladie.

En septembre 2018, j’ai changé de gynécologue suite au départ à la retraite du précédent. Lors de mon contrôle, ma gynécologue m’a demandé si j’étais atteinte de la maladie de Verneuil depuis longtemps. Même si je n’avais aucun doute à propos du mal qui me ronge, avoir un avis médical m’a permise de confirmer mes soupçons. Pour le moment je n’ai pas souhaité établir un diagnostic. Je ne veux pas entreprendre de démarches pour toucher l’assurance invalidité même si j’y ai droit, je ne souhaite pas être prise en charge par un médecin car je sais que je risque l’hospitalisation, la chirurgie et la médication. J’ai fait le choix de subir ma maladie sans assistance, car pour le moment je le peux encore, même si je sais que la situation ne va probablement pas évoluer positivement et que bientôt je n’aurai plus le choix.

J’ai juste envie d’être une maman comme les autres, même si au fond je sais que je ne le serais jamais.

En ce moment même j’ai une crise à l’aisselle droite et sur les fesses. J’ai de la peine à me déplacer, à m’asseoir et je reste persuadée que mon mari et mes enfants ne l’ont même pas remarqué. Je suis passée maîtresse dans l’art de la dissimulation.

Voilà ce que c’est de vivre ma vie de maman avec ma maladie.

Je suis la maman d’un BABI

Il y a 2 ans, le 1er janvier 2017, je donnais naissance à ma deuxième princesse: MiniLune.

Dès les premières heures, j’ai très vite réalisé que quelque chose ne tournait pas rond avec ce bébé. Moi qui ait toujours été une maman très zen, très intuitive, avec un instinct maternel à toute épreuve, je me retrouvais totalement démunie face à cette petite chose toute rose qui hurlait en permanence. 4 mois, il aura fallu 4 mois d’impuissance face à ses hurlements, à sa demande qui impliquait que je lui sois 100% attentive, jour et nuit, 24h/24. J’étais au bord de l’épuisement maternel, et je ne savais même pas quoi faire pour la rassurer davantage, pour qu’elle soit sereine. Cette douleur inimaginable que l’on ressent lorsque l’on voit son bébé en souffrance sans pouvoir faire quoi que ce soit. User de tous ses charmes en particulier de l’allaitement juste pour avoir quelques minutes de répit tout en sachant que les pleurs reprendraient de plus belle ensuite.

Elle avait des coliques, mais pas que… Je le sentais au fond de moi qu’il y avait la douleur, mais aussi une insécurité que je n’arrivais pas à combler malgré ma présence de tous les instants. Et regarder sa sœur de seulement 4 ans, subir la situation était un véritable déchirement. Nous avions une relation si forte, si fusionnelle toutes les 2, et sa petite sœur était en train de tout gâcher. J’ai regretté plus d’une fois cette décision d’avoir un deuxième enfant. Ces mots peuvent paraître durs, mais elle détruisait le petit cocon que j’avais mis si longtemps à construire. J’avais l’impression de me briser chaque jour un peu plus.

Dites moi qu’il sera bientôt là, ce temps où je regarderai les photos d’elle petite avec nostalgie. Où je me dirai, elle nous en a fait baver mais bon sang, qu’est-ce qu’elle était mignonne.

Ce temps où je la verrai s’épanouir, le sourire aux lèvres ce petit rayon de soleil qui embellira nos vies.

Ce temps où je la regarderai jouer avec sa sœur, partager ces moments de complicité que j’avais tant rêvé.

Ce temps où je la regarderai dormir paisiblement dans son lit en me disant que tout ça, ça en valait la peine.

Je l’entends pleurer chaque jour, la vois lutter contre le sommeil qui la submerge… La vois souffrir, se tortiller et je me demande pourquoi ? Pourquoi elle, pourquoi la vie n’est pas plus facile… Pourquoi je n’arrive pas à soigner ses maux avec une simple caresse, un simple baiser. Pourquoi c’est si dur, pourquoi j’ai si mal au fond de mes tripes, pourquoi je dois lutter chaque jour pour ne pas me laisser démonter, garder la tête haute, y mettre toute la force, toute mon énergie pour l’accompagner au mieux. Pourquoi je me sens toujours au bord de me briser?

Chaque soir, je me dis que je ne tiendrai pas un jour de plus, et le lendemain matin, quand elle me sourit lorsque je me penche au dessus de son lit pour lui dire bonjour, mon cœur de maman se gonfle d’amour et de courage… Un seul de ses sourires suffit à m’insuffler la force pour survivre à une journée auprès d’elle.

Parfois j’en veux à son papa de ne pas pouvoir nous sortir de tout ça. J’en veux à sa sœur, de ne pas comprendre à quel point je suis fatiguée et meurtrie et de continuer de se construire et de s’affirmer toujours plus fort. J’en veux à la vie qui ne m’a pas épargnée et qui me fait subir encore cette épreuve.

Être sa maman n’est pas facile. Et pourtant j’ai souhaité tellement fort le devenir. Je l’ai attendu patiemment, j’ai regardé les mois défiler avec ce vide au creux de mon ventre qui n’attendait plus qu’elle pour être comblé.

J’ai eu peur de ne pas l’aimer mais lorsque j’ ai senti son souffle sur moi pour la toute première fois j’ai ressenti ce lien indéfectible, inconditionnel…

Elle m’a choisi pour être sa maman parce qu’elle savait que je serai là quoiqu’il arrive. Même si parfois j’ai envie de tout planter, que je rêve juste de 5 minutes rien que pour moi, je ne l’abandonnerai jamais.

Être la maman d’un BABI, c’est vivre sur une corde raide, avoir la sensation de basculer dans le vide à chaque faux pas, retrouver l’équilibre et regarder droit devant avec l’espoir qu’un jour on se retrouvera de l’autre côté.

Le jour du diagnostic arriva, c’était lors de son contrôle des 4 mois. Son pédiatre l’observa attentivement. Il prit plus de temps qu’à l’accoutumée. Testant ses réflexes, malaxant son petit corps. Elle pleurait, encore et toujours comme chaque fois qu’elle n’était pas contre moi. Il m’invita à m’asseoir avec lui et me proposa de l’allaiter afin de l’apaiser et me dit:

« Avez-vous un moyen de portage ? De la famille qui puisse vous venir en aide ? Votre mari peut-il prendre le relais le temps que vous vous reposiez ? »

Je lui explique que c’est compliqué car je n’ai pas de personne sur qui je puisse me reposer en dehors de mes beaux parents. Que mon mari fait ce qu’il peut mais la situation l’affecte autant que moi, d’autant qu’il sent inutile car il semble qu’il n’y ait que mes seins qui puissent la calmer. Mais que oui, par chance, je pratique le portage depuis sa naissance et que ça me permet de pouvoir avoir un peu de répit.

« Ça ne sera pas toujours facile, vous avez un bébé intense avec de gros besoins. Plus vous répondrez à ses besoins et plus elle se sentira en confiance. Il est important néanmoins que vous pensiez à vous, que vous puissiez dormir, n’hésitez pas à solliciter les gens autour de vous. »

Même si rien ne changea, que les pleurs étaient toujours omniprésents, je me suis retrouvée soulagée d’un poids. Quand votre enfant est mal et que vous ne savez pas quoi faire pour l’aider, le sentiment de culpabilité est énorme. « Qu’ai-je fait de faux ? Pourquoi ne suis-je pas capable de comprendre mon enfant ? »

Les mois ont passés et les pleurs se sont calmés. Les coliques ont disparues mais MiniLune continuait d’être aussi demandeuse: constamment pendue au sein, des réveils toutes les 2 heures de la nuit, et peu de siestes la journée.

Au fur et à mesure qu’elle grandissait, elle semblait toujours plus confiante, un peu trop parfois au point de se mettre régulièrement en danger. Elle adorait faire des bêtises toutes plus farfelues les unes que les autres. Ses demandes avaient évoluées, mais elle ne nous accordait aucun répit. Elle cherchait constamment à attirer notre attention. Néanmoins, la petite fille pleine de caractère qu’elle devenait en grandissant dégageait une telle aura qu’elle nous subjuguait.

Il y a un peu plus de 13 mois la vie m’a offert un cadeau merveilleux. Une petite fille lumineuse, ce dernier enfant que je désirais tant. Elle nous apporte tellement de bonheur par ses sourires, sa joie de vivre, ses découvertes jour après jour… Mais néanmoins une grande sensibilité, une sensibilité intense, à fleur de peau et tous ces besoins à combler. Moi, l’hypersensible, je suis aujourd’hui la maman d’un enfant aux besoins intenses. Mon quotidien est ponctué d’émotions indescriptibles, devant lesquelles je reste parfois impuissante. Des crises, des pleurs que je ne comprends pas toujours, un petit être qui dans mes bras reste inconsolable.
Chaque nuit je me lève pour essuyer ses larmes, calmer ses angoisses, la rassurer sans vraiment y parvenir…

Je me réveille chaque matin encore plus fatiguée que la veille avec l’espoir que bientôt tout ira mieux.

Il y a des nuits où je pleure avec elle, à bout de force, je me dis un bref instant que ma vie était tellement mieux avant. Puis je la regarde et je me dis que non… Jamais plus je ne pourrais vivre sans elle, ma précieuse et merveilleuse petite fille. J’ai essayé tant de choses pour la rassurer, mais chaque nuit se ressemble inexorablement.

Parfois je craque, je suis en colère et je ne comprends pas pourquoi elle me fait vivre pareil enfer… Puis je me réveille le matin, fatiguée, et luttant contre moi-même pour ne pas me laisser aller. Et je cherche encore et encore des solutions pour l’aider sans grand résultat.

C’est dur, tellement dur… Mais un jour je sais que tout ira mieux. Je ne sais pas quand, ni comment je vais tenir jusque là, mais ce jour arrivera je le sais.

Ce soir, je suis à bout… Je voudrais juste mettre ma vie sur pause. Reprendre des forces, puiser dans les ressources que je n’ai pas. Respirer, dormir simplement ou pas… Peu importe… Juste me reposer. J’ai mal, à chaque centimètre carré de mon être. Je vais aller me coucher, et probablement que je me ferais réveiller juste après avoir fermé les yeux. Probablement que je vais passer de longues minutes, peut-être même des heures à la consoler. Peut-être même que je pleurerais aussi en la suppliant de me laisser dormir un peu. Et demain tout recommencera… Elle illuminera ma journée et ce sera l’heure de se coucher, l’heure où tout bascule et où ma vie merveilleuse de maman se transforme en calvaire.

MiniLune à 25 mois à présent, elle fait ses nuits la plupart du temps, mais pleure souvent durant son sommeil. Son lit est toujours à côté du mien. Ma présence la rassure même si elle est de plus en plus capable de se passer de moi. La séparation est toujours difficile, mais elle l’accepte et accorde sa confiance aux autres. Pour être franche, même si la situation est toujours compliquée, elle n’est en rien comparable à ce que nous avons pu traversé dans le passé. C’est une petite fille pleine de vie, qui fait beaucoup de bêtises, qui n’écoute rien de ce qu’on lui dit parce qu’elle préfère n’en faire qu’à sa tête, qui ne supporte pas qu’on lui dise non… Comme beaucoup d’autres enfants de son âge! Mais elle est aussi drôle, douce, épatante. Je ne regrette rien de notre histoire et je sais que le pire est derrière nous.

Je souhaitais partager cet article avec vous parce que je suis la maman d’un enfant aux besoins intenses, et vous savez quoi ? Je ne suis pas la seule… Il y en a peut-être une autre autour de vous qui vit ce que je vis, en pire ou en moins pire peu importe…

Ne la jugez pas parce qu’elle cododotte… Parfois c’est la seule solution pour comptabiliser quelques heures de sommeil. Ne la jugez pas parce qu’elle porte encore son enfant, peut-être que c’est ce qui lui permet de pouvoir faire son ménage, les repas ou pleins d’autres choses encore. Ne la jugez pas parce qu’elle allaite encore à la demande… Peut-être que son enfant n’est rassuré que par la chaleur de sa mère qu’un doudou ou une lolette ne remplacera jamais. Ne la jugez pas parce qu’elle ne vous accompagne pas dans vos épreuves, qu’elle n’est pas présente pour vous autant que vous le souhaitez. Ce qu’elle vit est une véritable tempête émotionnelle, une épreuve. Elle n’a pas ni la force ni l’énergie pour quoique se soit d’autre. Soyez présents pour elle, permettez-lui de se reposer, de lâcher prise un instant.

Le plus dur lorsque l’on est parent d’un BABI c’est que le MOI se met entre parenthèses, on cesse d’être, d’exister… On vit à travers son enfant et c’est tout.

Pancakes à la banane

Ingrédients:

  • 3 bananes bien mûres
  • 5 c.s de maïzena
  • un filet de lait de coco

Préparation:

Ecraser les bananes. Ajouter la Maïzena et bien mélanger tout en ajouter un peu de lait de coco.

Faire chauffer de l’huile dans une poêle. Verser un peu de mélange à l’aide d’une cuillère à soupe pour former des pancakes de la taille de votre choix. Faire cuire des 2 côtés avant de servir.

Si on les congèle une première fois à plat avant de les placer dans un sachet de congélation, on peut les ressortir petit à petit pour un petit déjeuner ou un goûter gourmand. Convient parfaitement à bébé!

Croquettes de riz et cabillaud (pour bébé)

Ingrédients:

  • 100g de riz cuit
  • 1 carotte rapée
  • 1 filet de cabillaud
  • 2 c.s de farine de pois chiche
  • 2 c.s de crème végétale
  • herbes aromatiques fraîches (ciboulette, persil ou autre)

Préparation:

Placer le tout dans un robot mixer. Façonner des petites boulettes et les écraser un peu à l’aide d’une fourchette. Les répartir sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Placer au four pendant 20-30 minutes à 180°C.

Faciles à conserver au congélateur, il suffit d’en sortir quelques unes pour le repas de bébé lorsque l’on manque d’inspiration.

Glaces au Lait Maternel

Ingrédients:

  • 100 ml de lait maternel
  • quelques fruits frais en petits morceaux

Ustensils: (optionnel)

Moule à glaces pour bébé (pour ma part, ceux de la marque Nuby)

Préparation:

Mettre quelques morceaux de fruits dans les moules à glace. Rajouter le lait maternel et placer au congélateur.

Muffins aux framboises pour bébé

Ingrédients:

  • 3 bananes bien mûres
  • 2 œufs
  • quelques framboises

Préparation:

Écraser les bananes et battre les œufs. Mélanger et répartir dans les moules à muffins. Ajouter 2-3 framboises dans chaque moule. Enfourner à 190°C pendant 15 minutes.

 


Recette inspirée de la recette trouvée ici

Biscuits pour bébé (qui fait ses dents)

Ingrédients:

  • 50 g de margarine
  • 85 g de farine
  • 15 g de maïzena
  • 1/2 c.c de vanille bourbon en poudre

Préparation:

Mélanger tous les ingrédients jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Former 2 boudins fins et les découper en tronçons de 9 cm (pour ma part j’ai utilisé mon index comme indice de mesure). Aplatir chaque tronçons avec les doigts. Enfourner pendant 10 minutes dans le four préchauffé à 180°C.

 


Recette inspirée de la recette de Délices de Liam

Barres de céréales aux graines

Ingrédients

  • 40 g d’huile de tournesol
  • 0.5 dl de sirop d’érable
  • 40 g de cassonade
  • 1 pincée de sel
  • 80g de flocons d’avoine sans gluten
  • 25 g de noisettes hachées grossièrement
  • 25 g de graines (tournesol, sésame, chia, lin ou autres selon vos goûts)

Préparation:

Porter à ébullition dans une casserole l’huile, le sirop d’érable le sel et la cassonade. Retirer du feu et verser dans un bol contenant les graines, les noisettes et les flocons d’avoine. Bien mélanger jusqu’à ce que les ingrédients secs soient bien imprégnés. Répartir dans des moules ou sur une plaque rectangulaire huilée. Glisser dans le four préchauffé à 160°C pendant 30 minutes. Laisser refroidir avant de démouler/découper. Se conserve dans une boîte hermétique.

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